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LA FEMME D'HECTOR
Intro : Ré La7 Ré La7
Ré
La7
Ré
La7
En notre tour de Babel, Laquelle est la plus belle
Ré
La7
Ré Fa#7
La plus aimable parmi, Les femmes de nos amis ?
Sim
Fa#7
Sol
Laquelle est notre vrai nounou, La p'tite sœur des pauvres de nous
Fa#7
Dans le guignon toujours présente, Quelle est cette fée
bienfaisante ?
Mim
Fa#7
Sim
Fa#7
C'est pas la femme de Bertrand, Pas la femme de Gontran
Sim Mim
La7 Ré
Pas la femme de Pamphile, C'est pas la femme de Firmin
Mim
La7
Ré
Pas la femme de Germain, Ni celle de Benjamin
Sol
La7
Ré
Si7 Mim
C'est pas la femme d'Honoré, Ni celle de Désiré
Fa#7
Sim Mim Fa#7
Sim
Ni celle de Théophile, Encore moins la femme de Nestor
Fa#7 Sim
La7 (sauf à la fin)
Non, c'est la femme d'Hector.
Comme nous dansons devant, Le buffet bien souvent
On a toujours peu ou prou, Les bas criblés de trous.
Qui raccommode ces malheurs, De fils de toutes les couleurs
Qui brode, divine cousette, des arcs-en-ciel à nos chaussettes
?
C'est pas la femme de Bertrand, Pas la femme de Gontran
Pas la femme de Pamphile, C'est pas la femme de Firmin
Pas la femme de Germain, Ni celle de Benjamin
C'est pas la femme d'Honoré, Ni celle de Désiré
Ni celle de Théophile, Encore moins la femme de Nestor
Non, c'est la femme d'Hector.
Quand on nous prend la main, Sacré bon dieu dans un sac
Et qu'on nous envoie planter, Des choux à la santé
Quelle est celle qui, prenant modèle, Sur les vertus des chiens
fidèles
Reste à l'arrêt devant la porte, En attendant que l'on
ressorte ?
C'est pas la femme de Bertrand, Pas la femme de Gontran
Pas la femme de Pamphile, C'est pas la femme de Firmin
Pas la femme de Germain, Ni celle de Benjamin
C'est pas la femme d'Honoré, Ni celle de Désiré
Ni celle de Théophile, Encore moins la femme de Nestor
Non, c'est la femme d'Hector.
Et quand l'un d'entre nous meurt, Qu'on nous met en demeure
De débarrasser l'hôtel, De ses restes mortels
Quelle est celle qui r'mue tout paris, Pour qu'on lui fasse, au plus
bas prix
Des funérailles gigantesques, Pas nationales, non, mais presque
?
C'est pas la femme de Bertrand, Pas la femme de Gontran
Pas la femme de Pamphile, C'est pas la femme de Firmin
Pas la femme de Germain, Ni celle de Benjamin
C'est pas la femme d'Honoré, Ni celle de Désiré
Ni celle de Théophile, Encore moins la femme de Nestor
Non, c'est la femme d'Hector.
Et quand vient le mois de mai, Le joli temps d'aimer
Que sans écho, dans les cours, Nous hurlons à l'amour
Quelle est celle qui nous plaint beaucoup ? Quelle est celle qui nous
saute au cou
Qui nous dispense sa tendresse, Toutes ses économies d'caresses
?
C'est pas la femme de Bertrand, Pas la femme de Gontran
Pas la femme de Pamphile, C'est pas la femme de Firmin
Pas la femme de Germain, Ni celle de Benjamin
C'est pas la femme d'Honoré, Ni celle de Désiré
Ni celle de Théophile, Encore moins la femme de Nestor
Non, c'est la femme d'Hector.
Ne jetons pas les morceaux, De nos cœurs aux pourceaux
Perdons pas notre latin, Au profit des pantins
Chantons pas la langue des dieux, Pour les balourds, les fesses mathieux
Les paltoquets, ni les bobèches, Les foutriquets, ni les pimbêches
Ni pour la femme de Bertrand, Pour la femme de Gontran
Pour la femme de Pamphile, Ni pour la femme de Firmin
Pour la femme de Germain, Pour celle de Benjamin
Ni pour la femme d'Honoré, La femme de Désiré
La femme de Théophile, Encore moins pour la femme de Nestor
Mais pour la femme d'Hector.
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